Gala Barbisan : dame rouge pour romans blancs… { 1. Le mystère Gala } par John Marcus

Gala Barbisan : Dame rouge pour Romans blancs…

La vie de Gala Barbisan ne ressemble en rien à l’une de ces trames monochromes que l’on rencontre souvent dans les « nouveaux romans » et sur lesquels, pourtant, cette grande prêtresse du prix Médicis veilla avec une passion jalouse durant vingt-cinq ans.

Son histoire, riche en éclats, se situe plutôt au croisement des littératures russes et soviétiques : elle semble avoir été écrite avec la plume blanche des anciennes steppes slaves, mais l’encre rouge qui nous la raconte est bien celle du prosélytisme révolutionnaire. Et c’est pourquoi son héroïne apparait finalement si tourmentée, prise en étaux entre deux univers littéraires absolument antinomiques : une tradition poético-romanesque aristocratique, teintée de mysticisme, de type dostoïevskienne et, à l’opposé, une modernité hyper réaliste – froidement utilitariste — proposée par la nouvelle écriture socialiste.

Russie blanche et Russie rouge : Gala Barbisan était toutes les Russies à la fois. Grise, aussi, indéniablement, lorsque l’on ose s’aventurer sur les landes embrumées de son passé.

Fantasque, excessive, controversée, dotée d’une personnalité hors du commun : c’est ainsi que se présente à nous Gala Barbisan, dans ses ombres comme dans ses lumières, dans le décorum de ses demeures cossues comme dans la plus profonde tourmente de ses dessins psychédéliques — voire psychotiques. 

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